Nilgir, de l’idée à la saga

Comme je vous le disais précédemment, je suis l’auteure d’une saga de fantasy jeunesse, Les Puissances de Nilgir. L’une des raisons d’être de ce blog sera d’expliquer comment viennent au monde mes histoires. Aussi je vous invite à commencer par celle-ci, la première publiée à compte d’éditeur.

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Avant de commencer, je tiens à préciser que les méthodes et techniques dont je parlerai ici n’engagent que moi. L’écriture est une activité très personnelle et il y a autant de méthodes que d’écrivains. Mais il est intéressant de savoir comment travaillent les autres, ça peut donner des idées.

Alors, Les Puissances de Nilgir

 

Germination

La genèse de cette œuvre remonte à bien longtemps, vers la fin des années 1990. C’est au départ un jeu, inventé pour mon frère et mes sœurs, qui a donné naissance à un roman. Ce dernier n’avait pas grand chose à voir avec la version parue en 2014. Mais il y avait déjà quatre héros, nommés Line, Johan, Malicia et P’tit Bout (oui, je sais, celui-là a eu de la chance qu’il y ait une séance « nouveau baptême » lors de la seconde mouture).

Ces quatre héros partaient en voyage, faisaient naufrage, arrivaient sur une île déserte, repartaient à l’assaut de l’océan, rencontraient des pirates, vivaient un tas d’autres aventures y compris à bord d’une espèce de machine volante. À la fin, ils arrivaient dans un pays magique nommé Rêvasia. Magique pourquoi ? Aucune idée.

Le père de l’une des héroïnes, princesse de retour d’exil, les accueillait avec joie, car ils étaient les protecteurs mythiques du royaume. Il y avait un « méchant » nommé Banto, librement inspiré d’un certain Voldemort, en tout cas de ce qu’on savait de ce célèbre personnage à l’époque.

Ceux qui ont lu mes romans savent à quel point la version finale s’est éloignée de ce premier essai. D’une machine volante, on est passé à des ailes artificielles. De Rêvasia, on est venu à Nilgir, avec la magie des Puissances. Et ainsi de suite.

 

Croissance

Cette toute première version est restée quinze ans dans un tiroir, le temps que je passe mon bac, mes études, mon premier job. Puis en 2011, j’ai réalisé que j’avais toujours l’écriture dans la peau, je me suis remise au travail. Après un premier roman d’entraînement, je suis revenue à cette histoire.

Je me souviens comme si c’était hier de mes premières séances d’écriture, sur un cahier à spirale, dans un recoin du gîte breton où je passais la fin du mois de septembre.

Entre-temps, j’avais eu cette idée qui allait devenir le fil rouge de mon histoire : un endroit dans le monde où chacun aurait la possibilité d’expérimenter la magie. Dans cet endroit, tout le monde pourrait utiliser un pouvoir magique unique. Un pouvoir qui le transcenderait. Les Puissances étaient nées.

J’ai repris l’histoire de zéro. Conservé l’idée des quatre personnages principaux. Réfléchi à la possibilité de fabriquer une trilogie (pour une raison obscure, tout jeune auteur veut démarrer par une trilogie, voire une multilogie. (Ils le regrettent tous très vite.)).

Au bout de trois mois, j’avais une première version de mon premier tome. C’était l’automne 2011.

 

Pollinisation

Après quelques temps où j’ai laissé le roman reposer, je l’ai corrigé. Un concours du premier roman organisé par Gallimard se tenait justement à cette époque. Je me souviens que la date limite d’envoi se trouvait au 31 août 2012. J’ai cravaché pour avoir quelque chose de potable – selon moi – pour cette date et l’ai envoyé le tout dernier jour.

J’ai attendu – tout auteur en devenir passe une grande partie de son temps à apprendre la patience. N’ai pas été retenue. J’ai commencé à retravailler sur mon autre roman, celui écrit juste avant.

À l’été 2013, je suis tombée sur l’appel à textes de L’Ametlièr, petit éditeur du Tarn. Il recherchait des romans « maritimes » pour la jeunesse. Le mien pouvait à peu près convenir. Je me suis jetée à l’eau, il l’a accepté, avec des demandes de corrections à apporter, sur lesquelles nous nous sommes vite mis d’accord. En particulier, il souhaitait couper ce premier tome en deux, à un endroit stratégique (ceux qui l’ont lu ne me contrediront pas, je pense !).

Voilà au passage comment j’ai écrit une trilogie en quatre tomes !

 

Fructification

Entre-temps, je m’étais inscrite sur un forum d’écriture, CoCyclics. Basé sur le principe de la réciprocité, il permet à ses membres en devenir de bêta-lire mutuellement leurs textes, afin d’aider les auteurs à cerner les points à améliorer.

Nourrie par cette communauté bienveillante, je me suis attelée aux corrections. La première moitié de mon roman, devenue le premier tome de la saga, en est sortie transformée. Après quelques allers-retours entre mon éditeur et moi, est arrivée l’étape de la publication, en octobre 2014.

 

Dissémination

Entre-temps, j’ai retravaillé intégralement le second tome, paru début 2016 aux Éditions Yucca, avec qui L’ametlièr a fusionné en 2015. Puis en juin 2017 est sorti le troisième tome, dont le premier jet avait été écrit fin 2014 (juste après une salve de corrections sur le second tome). Il me reste aujourd’hui à écrire le quatrième et dernier tome de ma saga.

Comme vous pouvez le constater, au total cette histoire aura mis près de vingt ans à sortir dans sa totalité. Elle a énormément évolué au cours de son existence, ce qui est normal car je suis bien loin de l’adolescente qui a imaginé ces héros. Pourtant, je ne le regrette absolument pas : ce temps m’était nécessaire.

 

Et vous amis auteurs, combien de temps a mis votre premier projet pour éclore ?

 

Crédit photo : StockSnap sur Pixabay

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Brève de salon 01/10/17

Parfois, au cours d’une dédicace en librairie ou d’un salon, je saisis au vol des échanges, petites répliques bien senties ou phrases mémorables.

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Par exemple, le 1er octobre 2017 au pied du château de Monte-Cristo…

Une maman demande à son enfant, nouveau lecteur en train de feuilleter un premier pavé avec gourmandise :

— Si je l’achète, tu le liras, hein ?

(avec aplomb) Non.

(décontenancée) Non ?

(avec un grand sourire) Tu me le liras.

 

Crédit photo : Pezibear sur Pixabay

Pourquoi ce blog ?

Bienvenue par ici ! Après plusieurs années à animer un site internet présentant un échantillon de mes écrits, j’ai eu envie de changer de formule. Les prochains mois vont me permettre de tester de nouvelles pratiques, un nouveau format d’expression.

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Pourquoi ce blog ?

Il existe de nombreux blogs d’auteur, riches et variés, techniques ou pas, avec ou sans chroniques de lectures (un auteur est souvent un grand lecteur), etc. Longtemps, je me suis dit que je n’apporterais rien de plus en ouvrant à mon tour un blog. Pourtant, de plus en plus, j’avais envie de parler de sujets qui me tiennent à cœur. J’avais aussi soif d’interactivité. Les outils à ma disposition (site, page ou compte sur les réseaux sociaux) se complétaient à peu près pour couvrir ces envies, mais il me restait quand même un « goût de pas assez ».

En parallèle, mon site, bien que fonctionnel et esthétique, avait besoin d’un coup de neuf.
Petit à petit, la conviction s’ancrait dans mon esprit : j’avais besoin d’un espace pour communiquer et surtout, échanger. Par dessus tout cela, les différentes facettes de ma vie sont appelées à se télescoper de plus en plus (je vous ai parlé de Petichat ?). Au premier abord, un blog – autrement dit un truc en plus à gérer – est la dernière chose dont j’aurais besoin. Sauf que blog est synonyme de régularité, d’organisation, de rigueur (en tout cas, tel que je le conçois). Je crois que le tenir me permettrait de mieux gérer mon temps pour le reste.

Et de toute manière, j’ai horreur de ne faire qu’un truc à la fois.

Qu’est-ce qu’on trouvera dans ce blog ?

J’ai prévu des sujets variés, gravitant autour de l’écriture. Dans le programme que je me suis donné, il y a quatre catégories principales :

  • Actualités – ça dit bien ce que ça veut dire, n’est-ce pas ? Des informations sur les textes à paraître, les dédicaces et autres événements de ce type
  • Écriture – j’ai dans l’idée de partager sur les techniques que j’emploie, le matériel ou les outils qui font mon quotidien. Sachant que ce que je vous dirai ici n’engage que moi, car il y a autant de méthodes que d’écrivains
  • Vie d’auteur – les actualités, c’est bien, mais qu’est-ce qu’on vit au juste quand on participe à un salon du livre en tant qu’auteure ? Comment prépare-t-on une séance de dédicace ? C’est ce genre de sujet que je pense traiter ici. Avec à nouveau mon point de vue personnel, qui peut différer de celui d’un(e) autre auteur(e)
  • Univers – cette catégorie est en fait celle qui m’a motivée à endosser l’habit de blogueuse. Je voudrais donner un aperçu de ma cuisine à mitonner les histoires, une sorte de bonus pour ceux qui parmi vous, lecteurs du blog, ont également lu mes romans. Mon précédent site internet regroupait déjà des histoires se déroulant dans l’univers de Nilgir, ici j’ai l’intention de pousser encore plus loin la réflexion. Une sorte de making-of de mes histoires.

Dans l’idéal, il y aura un article par semaine. On va voir si j’arrive à m’y tenir d’ici la fin de l’année ! (Qui prend les paris ?)

Mais au fait, t’es qui, toi ?

Hem hem, j’aurais peut-être dû commencer par là, mais en fait, je trouve plus intéressant de parler de mes histoires que de moi (vous serez d’accord, je n’en doute pas).

Je suis une auteure (oui, je préfère ce néologisme au terme « autrice », qui nous vient d’une époque pré-mazarine). Je privilégie pour l’heure les domaines de la science-fiction et de la fantasy (mais ça peut changer, tout dépend des idées).

Mon premier travail publié est une saga de fantasy jeunesse, Les Puissances de Nilgir (Éditions Yucca). Vous trouverez plus d’informations sur mes textes publiés ici. J’ai également d’autres projets sur le feu, mais on en parlera (peut-être) plus tard !

J’aime écrire, lire et manger (et pas toujours dans cet ordre). Et surtout, j’aime partager.

Ce blog est aussi le vôtre, chers lecteurs et chères lectrices. N’hésitez donc pas à intervenir dans les commentaires.

À la semaine prochaine pour une première plongée de l’autre côté de la page !

Crédit photo : edar sur Pixabay

Les 24 heures de la nouvelle

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Description de l’éditeur

« L’association Gandahar est heureuse de vous annoncer que le numéro 3 de la revue sera entièrement consacré aux 24 Heures de la Nouvelle. En effet, après avoir sélectionné une quinzaine de textes aussi représentatifs que possible de la diversité présente sur le site, nous avons demandé à leurs auteurs de les retravailler à fin de publication. Tous se sont montrés fort enthousiastes. Pour certains, il s’est agi d’un simple peaufinage, mais d’autres ont choisi de retravailler leur texte plus en profondeur, modifiant structure et approche même de leur histoire. Ce numéro n’est donc pas une simple édition papier des nouvelles disponibles en ligne. »Lire la suite « Les 24 heures de la nouvelle »